Les nausées et vomissements de grossesse : tout savoir sur ce mal de mère

La grossesse est un moment heureux, unique et épanouissant… mais pas tous les jours avouons-le ! Les petits tracas de la grossesse sont nombreux et parfois viennent tout gâcher, à l’instar des nausées. Il n’existe pas de remède miracle, il faut prendre son mal en patience, se répéter qu’elles finiront bien par passer et qu’une fois bébé dans vos bras, les petits maux de grossesse seront vite oubliés… Plus facile à dire qu’à faire. Alors pour vous aider, voici un article dans lequel vous pourrez piocher quelques astuces afin de limiter nausées et vomissements, en espérant qu’au moins l’une d’entre elles saura vous soulager ! Bon courage !

Les causes des nausées et vomissements de grossesse

Le premier trimestre n’est pas un fleuve tranquille… Passée l’euphorie de l’annonce de la grossesse, la future maman se sent soudain très fatiguée et commence surtout à ressentir du dégoût pour certains aliments ou certaines odeurs. Pour quelques futures mamans, cela n’ira pas plus loin. Pour d’autres, ce dégoût engendrera des nausées quotidiennes, voire quelques vomissements. D’autres enfin ne supporteront plus aucune nourriture et finiront par élire domicile dans leurs toilettes… Fort heureusement, les nausées finissent par passer, souvent à la fin du troisième mois. Mais les plus malchanceuses en souffriront pendant toute la grossesse…

Le responsable ? Il n’a pas encore été clairement identifié. Les nausées seraient dues aux hormones (les œstrogènes qui, produites en trop grand nombre, perturbent l’équilibre endocrinien ce qui engendrerait des vomissements, ou l’hormone hCG produite par le placenta qui accentuerait l’acidité dans l’estomac). L’hypoglycémie pourrait aussi jouer un rôle puisque les nausées apparaissent souvent le matin lorsque le taux de sucre dans le sang est bas.

Quelques habitudes à adopter en cas de nausées et vomissements :

  • Ecoutez-vous car votre aversion pour un aliment comme d’ailleurs votre intérêt soudain pour un autre serait une ruse de votre corps pour vous pousser à manger ce dont il a le plus besoin (par exemple le lait, les crudités ou les protéines). C’est la raison pour laquelle beaucoup de mamans ressentent souvent du dégoût pour le tabac ou bien le café alors même qu’elles en consommaient avant la grossesse.
  • Ne vous forcez pas, l’objectif est que vous réussissiez à digérer ce que vous mangez. Il est probable que votre alimentation fasse dresser les cheveux des nutritionnistes mais ne culpabilisez pas. Lorsque les nausées diminueront vous pourrez de nouveau adopter de bonnes habitudes alimentaires, et en attendant si besoin, bébé puisera dans vos réserves.
  • Consultez votre médecin si les vomissements sont trop fréquents, si vous n’arrivez pas à varier votre alimentation (par exemple si vous ne supportez aucun légume), si vous maigrissez significativement et si vous n’avez plus d’appétit. Il pourra vous prescrire des vitamines et autres compléments alimentaires afin d’éviter toute carence pour vous et votre bébé. En dernier recours, il pourra vous prescrire un traitement médicamenteux adapté. Les médecines parallèles (acupuncture ou sophrologie) peuvent aussi vous soulager.
  • Buvez une à deux gorgées d’eau tout au long de la journée pour atteindre au moins 1,5 litre d’eau (autres boissons comprises comme les tisanes, les jus de fruit ou le lait). Ne buvez jamais en grande quantité car il est primordial que votre corps ne la rejette pas. Essayez l’eau gazeuse qui peut parfois calmer les nausées.
  • Mangez moins mais plus souvent pour aider votre corps à digérer et ne pas avoir l’estomac vide. Vous pouvez très bien vous restaurer toutes les deux heures si cela vous convient (voir l’exemple de menu pour une journée type à la fin de l’article).
  • Commencez par manger avant de vous lever si vous vous réveillez avec la nausée. C’est le moment de profiter des petits-déjeuners au lit préparés par le futur papa !
  • Evitez les plats lourds, gras et trop épicés qui sont plus difficiles à digérer et donc plus enclins à provoquer des nausées.
  • Evitez les aliments à indice glycémique élevé (sodas, bonbons, céréales raffinées) et préférez les aliments à indice glycémique faible (fruits, légumes, céréales complètes, légumineuses) qui aident à la digestion et à la régulation du taux de sucre dans le sang.
  • Reposez-vous dès que vous en ressentez le besoin (ne vous allongez pas tout de suite après avoir mangé si vous sentez que cela amplifie vos nausées).
  • Pratiquer une activité physique douce peut vous aider.

Quelques aliments contre les nausées et vomissements :

  • Le gingembre sous toutes ses formes (frais, confit, en poudre, en tisane, en gélule ou encore en chewing-gum), à vous procurer dans votre magasin bio et/ou en pharmacie. Cet aliment officiellement reconnu comme étant efficace contre les nausées est votre allié n’°1 puisqu’il agit directement sur la muqueuse de l’estomac.
    Recette : hachez un morceau de gingembre (environ 5cm sans la peau), faites le cuire à feu doux pendant 20 minutes dans un litre d’eau bouillante, retirez du feu, couvrez et laissez infuser une dizaine de minutes, puis ajoutez enfin 2 cuillères de miel et 2 cuillères de jus de citron.
  • La vitamine B6 serait également très efficace contre les nausées. On en trouve dans beaucoup d’aliments (viande, poisson, fruits de mer, légumineuses, céréales non raffinées, graines de lin, germe de blé, pruneau, banane, pomme, carotte, haricot vert ou encore chocolat noir). Certains compléments alimentaires prescrits aux futures mamans en contiennent, discutez-en avec votre médecin.
  • Le magnésium puisqu’un déficit peut en effet provoquer des nausées, voire des vomissements. Or les carences sont fréquentes, n’hésitez pas à demander une supplémentation à votre médecin, surtout si votre état nauséeux vous déprime ou vous angoisse. Piochez également dans les aliments suivants pour faire le plein de ce minéral anti-stress : légumineuses, oléagineux, fruits secs, céréales non raffinées, chocolat noir, fruits de mer, légumes à feuilles vert foncé (comme épinards, brocolis et salades), herbes et épices, bananes et avocats, certaines eaux comme Hépar®, Contrex® ou Rozana®.

Le menu type de la future maman nauséeuse

A adapter bien sûr à vos goûts, vos possibilités et votre humeur alimentaire du moment, sans oublier de boire de petites quantités d’eau (ou autres boissons selon vos envies) tout au long de la journée :

Petit déjeuner au lit avec une petite poignée d’amandes (une dizaine) et une banane.

En cas de milieu de matinée avec un yaourt, une tartine de pain aux céréales et un carré de chocolat noir.

Un déjeuner avec du blanc de poulet, des pâtes au blé semi-complet et une compote.

Un goûter avec des bâtonnets de carotte, une tranche de pain complet et un morceau de gruyère.

Un dîner avec un mélange de lentilles corail quinoa et une pomme.

Un souper avec un bol de potage, un yaourt au soja et deux noix de Grenoble.

Pense-bête de la future maman nauséeuse

  • Pour pouvoir sortir sans crainte, notamment dans les transports, ayez toujours dans votre sac à main des poches type sac de congélation qui seront bien utiles en cas de vomissements intempestifs.
  • Gardez toujours avec vous, y compris la nuit, 2 ou 3 morceaux de sucre que vous prendrez si vous sentez comme des vertiges accompagnés de sueurs et de tremblements (il s’agit en fait d’hypoglycémie, vous manquez de sucre). Si cela vous arrive souvent, veillez à fractionner vos repas et à privilégier les aliments à indice glycémique faible.
  • Les nausées et vomissements s’accompagnent souvent de fortes migraines. Masser les tempes en mettant la tête sous un jet d’eau très froide et appliquer des compresses humides fraiches peut vous aider

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Important : je ne prends pas en charge les mamans qui souffrent d’allergie alimentaire, de maladie ou tout problème de santé supposé ou avéré y compris pendant la grossesse et l’allaitement, car dans ce cas l’alimentation doit être impérativement adaptée et prescrite par un médecin. En outre, les conseils donnés lors des consultations et des ateliers, ainsi que sur ce blog et les réseaux sociaux, ne sont fournis qu’à titre informatif, ils ne sauraient en aucun cas se substituer à l’avis d’un professionnel de santé.


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